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Plus de détails sur la drogue

Introduction :

Comme déjà mentionné, les médias jouent un rôle important auprès des jeunes. Nombreux sont les films, séries ou paroles de musique qui cautionnent un usage régulier et abusif de drogues comme style de vie. Cette influence souligne la tentation déjà existante auprès des adolescents via leur cercle d’amis et camarades de classe.

La drogue est habituellement introduite dans le quotidien d’un jeune par le biais de ses connaissances. Au départ, c’est plus la pression sociale qui mène un individu à consommer, mais la dépendance s’installe rapidement et c’est ensuite pour l’effet produit que la substance est utilisée. L’usage de drogue présente toujours un danger, celui-ci varie selon les produits et les circonstances de consommation. Le degré de sensibilité ainsi que l’état physique et psychique du consommateur est déterminant dans le degré de prise de risque.

Généralités :

En suisse un nombre grandissant d’adolescents, parfois même d’enfants consomment de la drogue fréquemment et de plus en plus jeune. Ce phénomène de société est un danger pour l’ensemble des jeunes, car baignés dans un environnement où la drogue circule, l’attrait d’essayer un jour est multiplié.
La recherche de convivialité est bien souvent un moteur important et la pression sociale peut rendre difficile le refus de consommer. Les jeunes se voient proposer une palette de drogues illicites autres que le cannabis, comme l’ecstasy, le LSD et la cocaïne.
La cocaïne est une drogue dite «dure», dont la consommation est répandue chez les jeunes. Elle est trop souvent considérée par la jeunesse comme une drogue sociale, accessible et même “tendance“. Elle est plus dangereuse et addictive qu’une drogue dite « douce » comme le cannabis par exemple.

La drogue illégale la plus consommée en Suisse est le cannabis. Les pays dont la consommation est la plus élevée sont la Suisse, la Tchéquie, la Grande-Bretagne et la France. Environ 23% des jeunes gens et 17% des jeunes filles ayant fait l’objet de l’enquête déclarent avoir fumé du cannabis au cours des 30 derniers jours. En outre, 10% des jeunes de 15 ans consomment du cannabis au moins six fois par mois. La Suisse occupe même le premier rang de la statistique par pays pour ce qui touche à ce critère, mais elle se situe plutôt dans la moyenne pour toutes les autres drogues illégales (selon un rapport officiel de l’Office fédéral de la santé publique).

Problématique

Toute consommation de drogue expose à des troubles de la santé et de comportement social, surtout dans le cas de jeunes sujets. Les conséquences sont lourdes pour ceux qui sont livrés à eux-mêmes devant à un problème de drogue.
La dépendance à une drogue s’établit plus rapidement si le consommateur est jeune, car l’usager perd rapidement le contrôle de sa consommation, cherchant un produit de plus en plus concentré.
La dépendance, l’absence d’aptitudes sociales et émotives jusqu’au développement de certaines maladies mentales telles que sont les psychoses, délires hallucinatoires et schizophrénie et enfin un comportement dangereux, sans compter le risque de cancer du poumon et d’emphysème sont provoqués par l’abus de drogue même chez les plus jeunes.

Risques et symptômes :

A court terme, toute prise de drogue réduit les capacités de concentration et d’apprentissage et endommage la mémoire immédiate. Une soudaine baisse de résultats scolaires est à considérer rapidement. A moyen terme, on remarque fréquemment un comportement agressif, changeant et excessif. Repli sur soi, dépression, perte de centres d’intérêt, modification des comportements alimentaires, difficultés à s’endormir et à se réveiller, tous ces symptômes peuvent être liés à une prise de drogue régulière.
La consommation de drogues est souvent liée à des problèmes d’argent, ceux-ci peuvent vous amener à craindre une consommation par votre enfant. Une vigilance particulière est a donnée aux dépenses injustifiées et à la disparition d’économies et d’objets de valeur. A l’inverse, s’apercevoir de signes extérieurs de richesse peut laisser supposer à une revente de drogue.

Ce graphique, montre en pourcentage pour l’année 2009, la proportion des hospitalisations d’adolescents entre 15 et 19 ans liés à l’alcool ou la consommation de substance psycho actives par rapport a d’autre raison d’hospitalisation (source office fédéral de la statistique suisse).

Chaque drogue actionne un levier de nuisance spécifique. Comme les effets, ils dépendent également de la sensibilité du consommateur, de son état physique et psychique. On peut résumer les risques selon trois axes, le risque physique, le risque psychique et le risque social.
Du point de vu physique, le danger majeur est à terme la lésion de certains organes et selon les drogues le risque d’une overdose. Les ennuis psychiques englobent les troubles de comportement temporaires ou durables, plus ou moins graves, tel que des modifications de l’humeur, l’apparition d’anxiété, de dépression et crises d’angoisse. La perte de contrôle de soi et les épisodes psychotiques (psychose, paranoïa, schizophrénie) surviennent selon les produits et la fréquence de leur consommation. Le risque social est particulièrement marqué par le déni de tout problème comportemental et mène l’usager à abandonner ses amis et à ne côtoyer que les autres consommateurs. Si la prise de droque est régulière et prolongée, elle entraine souvent échec scolaire, professionnel et familial, isolement, marginalisation et exclusion sociale.

Il est toujours temps d’agir pour aider un individu en difficulté. Une fois l’identification faite d’un comportement à risque, l’important est d’enrayer immédiatement toutes mauvaises habitudes et ainsi préserver le jeune des dangers encourus. Pour réussir à apporter le soutient adapté, une analyse complète de la situation est primordiale. Une surveillance rapprochée des habitudes de l’intéressé facilitera une prise de décision quant aux mesures à prendre pour influencer positivement son comportement.